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Mes lectures de juillet
Les petites soeurs de Valérie Saubade
Le suicide de Sarah, jeune femme belle et brillante, marque le début de l’intrigue. Que s’est il passé pour qu’Agathe décide de mettre fin à ses jours à Los Angeles ?
Albert. Ce fut ce dernier prénom que Sarah prononça avant de sombrer, un sourire de supplicié aux lèvres. Elle avait désormais l’éternité pour se venger.
Telle une pièce de théâtre, cette intrigue met en scène des personnages, noirs, mystiques et attachants, qui entrent et qui sortent au gré des actes.
Agathe ira de découvertes en découvertes, ce qui tiendra le lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages de ce roman hors du commun. Cette famille apparemment si unie, révèle de bien lourds secrets.
Mon avis : Un excellent livre de vacances; un roman très bien orchestré et bien mené
On est plongé dans la lecture sans pouvoir s’arrêter.
Très rapidement on a envie de savoir ce qui se cache derrière ce suicide. Une véritable enquête judiciaire.
La vie d’une autre de Frédérique Deghelt
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d’amour et le lendemain… Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse… Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l’homme qu’elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l’enquêtrice de la vie d’une autre. Ou plutôt de sa propre vie.
C’est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l’amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l’existence.
Mon avis: la quatrième de couverture était vraiment alléchante. Frédérique Deghelt nous invite à une exploration intimiste, voire triste et nostalgique, sur les thèmes du souvenir, de la vie de couple, du temps qui passe ou encore du pardon. Le récit est très féminin et se lit comme une longue introspection de la narratrice, qui essaie de comprendre sa vie oubliée et la raison de son amnésie. Un très bon livre à lire lorsqu’on est tranquille afin de goûter tous les mots et toutes les reflexions de l’héroine.
Poète et paysan de Jean Louis Fournier
Vers les années soixante, un jeune homme parisien, destiné à une carrière de producteur de cinéma, amoureux de littérature, tombe éperdument amoureux d’une fille de paysan, vivant à Paris le temps de ses études. Dès les premières pages, nous sommes plongés dans un monde rural, avec tous ses aléas.
Mon avis: Cet auteur possède une authenticité d’écriture :phrases courtes, simplicité des mots, et pudeur dans la description des émotions. Une façon de s’exprimer qui traduit un homme franc, au caractère un peu mélancolique, soutenu par une sensibilité infinie.
Sur un ton qui ne laisse aucun doute au lecteur, Fournier introduit son histoire : il est paysan chez ses futurs beaux-parents, par amour pour cette jeune femme, et il se demande chaque seconde ce qu’il fout là. N’est pas paysan qui veut !
Le “poète”, devenu un temps “paysan”, sait aussi rendre hommage au dur métier de cultivateur