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Sélection d’Avril
Un premier roman pour ces deux auteurs…une réussite!
HHhH de Laurent Binet
Deux parachutistes tchécoslovaques envoyés par Londres sont chargés d’assassiner Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, chef des services secrets nazis, planificateur de la solution finale, protecteur de Bohème-Moravie, surnommé « le bourreau », « la bête blonde », « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich ». Après des mois de préparation, il est finalement abattu dans sa Mercedes. Il s’ensuit une folle traque qui se termine dans une église du centre de Prague. HHhH est un acronyme inventé par les SS qui signifie en allemand : « le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich » (Himmlers Hirn heisst Heydrich). L’essentiel de l’histoire se situe entre 1938 et 1942. Le récit est structuré comme un entonnoir : des chapitres courts relatent différents épisodes en divers lieux et à diverses époques, qui tous convergent vers Prague où s’est déroulé l’attentat. Tous les personnages de ce livre ont réellement existé ou existent encore. L’auteur a rapporté les faits le plus fidèlement possible mais a dû résister à la tentation de romancer. Comment raconter l’Histoire ? Cette question conduit parfois l’auteur à se mettre en scène pour rendre compte de ses conditions d’écriture, de ses recherches, de ses hésitations. La vérité historique se révèle à la fois une obsession névrotique et une quête sans fin.
Un coup de maître, ce premier roman est une grande réussite. Les amateurs d’histoire et ceux qui aiment les romans y trouveront leur compte ! Goncourt du premier roman
……….
Les insomniaques de Camille DE VILLENEUVE
” Nous ne haïssons pas le monde, ni les gens qui ne nous ressemblent pas. Pire, nous les prenons en pitié de n’être pas comme nous. Nous haïssons le changement. Nous sommes des insomniaques, incapables de sommeil et de repos, car nous attendons de revivre notre passé, nous ne savons pas oublier. “
À la mort en 1946 du vieux marquis d’Argentières, ses héritiers se voient contraints de renoncer au train de vie qui fut le leur durant des siècles. Ils vont désormais s’appliquer à en conserver … l’essentiel - un château en Anjou et un hôtel particulier à Paris - alors que, pendant plus d’un demi-siècle, la France connaît des bouleversements : guerres d’Indochine et d’Algérie, Mai 68, loi IVG, années Sida, crises économiques, etc. Ces événements, les Argentières les vivront à leur manière, à la fois dans et hors du temps, comme s’ils ne pouvaient pas se laisser emporter au creux du fleuve de l’existence ordinaire. Persuadés, semble-t-il, d’être protégés par la grandeur passée de leurs ancêtres, ces personnages fiers et fragiles tenteront, tout au long de ce roman foisonnant, de répondre à la question insistante qui leur est posée - à eux, mais aussi à chacun de nous : comment porter le poids d’un héritage familial ? Ou peut-être plus encore : comment s’en libérer ? Ancienne élève de l’École normale supérieure, Camille de Villeneuve a vingt-huit ans. Avec Les insomniaques, elle signe son premier roman.