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Marguerite Gurgand
Les Demoiselles de Beaumoreau
En cet automne 1804, une épidémie de dysenterie ravage le hameau de Tillou, en Bas-Poitou.
La maladie n’épargne personne, la mort frappe sans discernement…
L’angoisse pèse sur le village, l’enveloppant d’un linceul de silence.
C’est alors qu’arrivent en rude terre poitevine, auréolées de soleil et de mystère, Marie-Aimée, Amélie et Phoebé Forgier. Chassées de Saint-Domingue par la révolte des esclaves, elles viennent s’installer dans leur maison de Beaumoreau, à l’abri des guerres et des massacres.
Leurs domestiques noirs terrorisent les villageois qui voient en eux l’incarnation du diable, mais peu à peu, la beauté, la bonté et la joie de vivre des Demoiselles ont raison de toutes les réticences. Colas lui-même, le beau tisserand, ne peut résister à leur charme.
Marguerite Gurgand sait raconter une histoire, avec un extraordinaire talent de conteuse. Elle offre au lecteur ce mélange de vérités historiques et de « menteries » populaires ; la campagne avec ses peurs, ses malédictions, ses tabous, la sorcellerie, les manœuvres pour échapper à l’armée, la révolution que provoqua l’introduction de la pomme de terre etc.
Véritable peintre d’une société dont elle se sentait proche, écrivain du terroir, elle avait le don de communiquer les joies et les peines de ceux qui quelques années plus tôt, ont contribué à enrichir les racines de notre culture.
Marguerite Gurgand 1916/1981 son fils Jean Noël Gurgand a écrit
“Priez pour nous à Compostelle”.
