Carlos Fuentès

casse-tete.gifDiane ou la chasseresse solitaire

L’atelier lecture a lu cet ouvrage en mai dernier et il a été le  sujet d’une petite révolution …Il a fait la quasi unanimité contre lui, parce que sans doute ce fut un peu une lecture au premier degré…et peut-être aussi parce que la majorité des lecteurs… sont des lectrices !


Diane ou la chasseresse solitaire, un tel titre qui laisse présager un conte mythologique, une parabole romantique. C’est un simple récit, une confession.
Diane a emprunté le chemin de la star de cinéma en perte de vitesse. Elle tente d’inverser ou de s’attacher la fatalité. Carlos Fuentes lui-même, Don Juan aussi professionnel qu’écrivain, l’a rencontrée lors d’une soirée, puis file avec elle le grand amour dans une ville perdue du désert mexicain où elle tourne un western de seconde zone. Un matin, en regardant la photo d’un précédent amant (Clint Eastwood), elle lui lance: “Cher ami, cela fait deux semaines que vous prenez votre plaisir. Quand songerez-vous au mien ?” Le coup porte au coeur de l’amant attentionné. Puis, insulte suprême à l’écrivain: “Ce que tu peux manquer d’imagination”.”Tu écris mais tu n’agis pas”.
Diane Soren est Jean Seberg. Ses deux grands rôles, Jeanne d’Arc, et la jeune fille aux cheveux courts vendant l’Herald Tribune ont contribué à l’éclat de Preminger et de Godard. Tous ses éléments biographiques (Iowa, Black Panthers, FBI et suicide) sont présents dans le roman de Fuentes.
Cet amour d’écrivain est-il vérité ou fiction ? On se pose la question !
On a taxé Fuentes de manque de courtoisie envers la mémoire de l’actrice, d’obscénité, de vanité et de machisme.
Tout ce qu’il n’est pas, nous a affirmé Jean-Marie . Même méditant sur l’amour, des mystiques à Don Juan, il a l’humilité de dire qu’il n’a pas su aimer, qu’il a été dépassé par une figure tragique: celle qui n’a pas pu limiter sa passion de vie et de changement, qui a voulu faire l’amour à l’humanité pour sa libération.

Doit-on présenter l’auteur?Carlos  Fuentès

Né à Mexico en 1928 , fils de diplomate, il a poursuivi des études au Chili, en Argentine et aux Etats-Unis.

De 1975 à 1977 il a été nommé ambassadeur du Mexique à Paris, où il avait vécu longuement auparavent. Il a enseigné aux Etats-Unis.
 

Laisser une réponse