Ernest Wiechert

Ernest WiechertMissa sine nomine.

En rangeant la bibliothèque je suis tombée sur ce livre lu il y a bien longtemps!!! J’ai eu envie de le relire.

Voici un livre magnifique. Missa sine nomine est souvent présenté comme le dernier volet d’une trilogie débutée par Les enfants Jéromine I et II.

Comment, après une guerre terrible et destructrice, revenir à la vie? Comment garder confiance en l’espèce humaine quand le pire s’est produit?  Qu’est ce qui peut finalement sauver l’humanité? Ce sont ces questions, celles d’un retour à la vie, que pose Ernst Wiechert, de façon simple, douce et poétique.
C’est un roman universel, intemporel, que n’importe qui peut s’approprier, car partout dans le monde cette question de la foi en l’homme est et sera posée. Dans ce beau livre, vous croiserez Mozart, un chanteur de negro spirituals, la nature majestueuse et bien sûr l’homme qui transforme et qui change.

En toile de fond, c’est l’Allemagne vaincue de 1945, l’Allemagne qui survit dans ses décombres.
 Dans un château dont il a hérité mais qui est occupé par les Américains, Amédée von Liljecrona retrouve ses deux frères qui ont fui la Prusse orientale occupée par les Russes. Il a passé les quatre dernières années de la guerre dans un camp de concentration « Je ne suis plus un chrétien, je suis un fauve. J’ai été dans la fosse aux bêtes, il ne faut plus me parler. » Missa sine nomine est le récit d’un retour parmi les hommes. Toute la profondeur et la beauté de ce livre naissent de l’impossibilité d’un retour progressif. Il faudra pour vivre à nouveau une véritable conversion à la vie. Une offrande sans nom.

Quelques mots sur l’auteur Missa sine nomine

 Ernst Wiechert est un écrivain allemand, né le 18 mai 1887 dans la région de Sensburg en Prusse-Orientale, mort le 24 août 1950 à Stäfa en Suisse.En 1935, s’opposant au nazisme, il prononce un discours au grand auditorium de l’université de Munich, perçu comme un appel à la résistance, qui lui vaut d’être interné à Buchenwald en 1938, expérience qu’il relate dans Le Bois des morts. Il est déclaré non coupable et relâché cinq mois plus tard à la condition qu’il ne porte plus d’attaque au régime en place.

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